Hauts-de-France : Les Comités Régionaux TER (CoReTer) reviennent !

ter hdfLa région Hauts-de-France a diffusé une bonne nouvelle cette semaine : les Comités Régionaux TER (CoReTer) reviennent ! Ces réunions, qui avaient malheureusement été suspendues en 2018, auront lieu à nouveau du 23 avril au 3 juin 2019, dans 10 villes de la région.

Les CoReTer sont des réunions publiques : ils sont donc ouverts à tous les usagers. C’est une occasion pour chacun de rencontrer les élus de la région et la SNCF.

Nous indiquons ci-dessous les dates et lieux des prochains CoReTer, classés par département.

– Si vous pouvez y participer, vous rencontrerez, dans l’assistance, des responsables de l’Association des Usagers des Transports – Aisne Nord Somme Oise (AUTAN), et/ou d’autres associations et collectifs d’usagers. N’hésitez surtout pas à prendre la parole, à vous exprimer et à vous informer sur vos lignes du réseau TER Hauts-de-France.

– Si vous ne pouvez pas y participer, nous vous invitons à nous envoyer par mail les questions et remarques que vous souhaitez transmettre à la région et à la SNCF. Nous les relaierons fidèlement lors de ces réunions publiques, afin de porter votre voix à cette occasion. Ecrivez-nous à l’adresse : aisnenord@gmail.com

Pour chaque CoReTer, vous trouverez, en lien, les lignes ferroviaires qui lui sont rattachées.

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Aisne

LaonLe 2 mai à 18h, salle des fêtes de la mairie, Place du Général Leclerc

Nord

Lille : Le 16 mai à 18 heures, Salle Polyvalente, Siège de Région, 151 avenue du Président Hoover

Douai : Le 20 mai à 18h30, Salle Faveau des salles d’Anchin, rue Fortier

Avesnes-sur-Helpe : Le 28 mai à 18 heures, Grand Salon de la Mairie, 13 place du Général Leclerc

Oise

Beauvais : Le 23 avril à 18 heures, lycée Les Jacobins, 2 rue Vincent de Beauvais

Creil : Le 20 mai à 18 heures, à la Maison du projet en gare de Creil, place Charles de Gaulle

Pas-de-Calais

St-Pol-sur-Ternoise : Le 29 avril à 18 heures, Grande Salle du Centre de service Administratif et Social, 31 rue des Procureurs

Lens : Le 23 mai à 18 heures, lycée Condorcet, 25 rue Etienne Dolet

Calais : Le 3 juin à 18 heures, Salle du Bureau municipal de l’Hôtel de Ville, place du Soldat Inconnu

Somme

Amiens : Le 14 mai à 18 heures, Salle des délibérations, Siège de Région, 11-15 mail Albert 1er

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A titre d’exemples, voici les CoReTer concernant quelques lignes des versants Sud et Nord des Hauts-de-France :

– La ligne 24 (Paris – Creil – Compiègne – Saint-Quentin – Busigny) sera traitée à Creil

– La ligne 25 (Amiens – Tergnier – Laon / St-Quentin), la ligne 20 (Paris – Soissons – Laon), la ligne 19 (Laon – Hirson), et la ligne C10 (Laon – Reims, gérée par Grand Est) seront traitées à Laon.

  La ligne 14 (Saint-Quentin – Busigny – Jeumont) et la ligne 15 (Saint-Quentin – Busigny – Cambrai – Lille) seront traitées majoritairement à Avesnes-sur-Helpe.

Ces réunions d’information et de concertation sont importantes pour la qualité du dialogue entre les usagers, les élus et la SNCF : il est donc important que les usagers y participent en grand nombre ! Pour plusieurs de ces CoReTer, l’Autan effectuera un live-tweet sur son compte, avec le hashtag #CoReTer et celui de la ville où il a lieu (par exemple : #Laon, #Amiens, etc.).

Roissy – Picardie : A Noyon, Chauny, Tergnier et Saint-Quentin, les oubliés du Rail doivent se faire entendre !

DSC03113Les médias des Hauts-de-France donnent des informations intéressantes sur l’avancée du barreau appelé « Roissy-Picardie » (Le Courrier Picard, France 3, Le Parisien…).

En effet, ce barreau qui sera réalisé entre Roissy et Creil permettra de desservir directement par TGV, au départ et à l’arrivée de Roissy, les villes de Creil et Amiens.

Cette même desserte au départ et à l’arrivée de Roissy sera également assurée par TER pour Chantilly, Creil, Compiègne et Amiens, ainsi que pour les villes moyennes comprises d’une part entre Creil et Amiens (Clermont par exemple), et d’autre part entre Creil et Compiègne (Pont-Sainte-Maxence par exemple).

Le descriptif plus détaillé de ce projet est exposé par la région Hauts-de-France.

Qui profitera du barreau Roissy-Picardie ?

Ainsi, à la fin des travaux en 2024, 26 allers-retours en TER et deux allers-retours en TGV devraient être proposés tous les jours entre la Picardie et l’aéroport. Entre 6 heures et 23 heures, il y aura :
– 17 allers-retours en TER depuis Compiègne, avec des arrêts à Pont-Sainte-Maxence, Creil et Chantilly
– 9 allers-retours en TER Creil-Roissy
– deux TGV au départ d’Amiens.
Il y aura également des allers-retours par TER entre Amiens et Roissy, mais la région ne dit pas encore combien.

Ce barreau appelé « Roissy-Picardie » sera donc très utile pour la Somme (Amiens et Clermont) et pour l’Oise (Chantilly, Creil, Pont-Sainte-Maxence, Compiègne).

Et pour l’Aisne ?

La réponse est simple : ce barreau ne sera d’aucun bénéfice pour l’Aisne. Pire, il renforcera encore davantage l’enclavement du Nord de l’Aisne et du Noyonnais !

En renforçant la desserte des villes de l’Oise et de la Somme, et en laissant complètement de côté le Nord de l’Aisne et le Noyonnais, ce barreau, dans son projet actuel, contribue à isoler encore davantage :
– le Noyonnais
– le Chaunois
– le Ternois
– le Saint-Quentinois.

Aucune de ces villes n’aura un accès sans correspondance à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, « important pôle économique et d’emplois » selon la région elle-même.

Que souhaite l’Autan ?

Nous souhaitons que, parmi les 17 allers retours Compiègne – Roissy, des TER soient mis en place en heures de pointe au départ et à l’arrivée de Saint-Quentin, en desservant les trois villes moyennes du parcours (Tergnier, Chauny, Noyon).

A défaut, les entreprises préfèreront s’installer dans les territoires mieux desservis (Oise, Somme) ; le prix des maisons baissera car le territoire ne sera pas attractif ; et le tourisme ne pourra pas se développer correctement.

Relier Roissy à Noyon et au Nord de l’Aisne, en prolongeant simplement jusque Saint-Quentin les TER envisagés au lieu de fixer leur terminus à Compiègne, permettrait aux usagers du Nord de l’Aisne et du Noyonnais qui travaillent sur site ou prennent l’avion de bénéficier également d’un accès direct à Roissy. Et cela favoriserait bien sûr le développement de ces territoires.