Roissy – Picardie : A Noyon, Chauny, Tergnier et Saint-Quentin, les oubliés du Rail doivent se faire entendre !

DSC03113Les médias des Hauts-de-France donnent des informations intéressantes sur l’avancée du barreau appelé « Roissy-Picardie » (Le Courrier Picard, France 3, Le Parisien…).

En effet, ce barreau qui sera réalisé entre Roissy et Creil permettra de desservir directement par TGV, au départ et à l’arrivée de Roissy, les villes de Creil et Amiens.

Cette même desserte au départ et à l’arrivée de Roissy sera également assurée par TER pour Chantilly, Creil, Compiègne et Amiens, ainsi que pour les villes moyennes comprises d’une part entre Creil et Amiens (Clermont par exemple), et d’autre part entre Creil et Compiègne (Pont-Sainte-Maxence par exemple).

Le descriptif plus détaillé de ce projet est exposé par la région Hauts-de-France.

Qui profitera du barreau Roissy-Picardie ?

Ainsi, à la fin des travaux en 2024, 26 allers-retours en TER et deux allers-retours en TGV devraient être proposés tous les jours entre la Picardie et l’aéroport. Entre 6 heures et 23 heures, il y aura :
– 17 allers-retours en TER depuis Compiègne, avec des arrêts à Pont-Sainte-Maxence, Creil et Chantilly
– 9 allers-retours en TER Creil-Roissy
– deux TGV au départ d’Amiens.
Il y aura également des allers-retours par TER entre Amiens et Roissy, mais la région ne dit pas encore combien.

Ce barreau appelé « Roissy-Picardie » sera donc très utile pour la Somme (Amiens et Clermont) et pour l’Oise (Chantilly, Creil, Pont-Sainte-Maxence, Compiègne).

Et pour l’Aisne ?

La réponse est simple : ce barreau ne sera d’aucun bénéfice pour l’Aisne. Pire, il renforcera encore davantage l’enclavement du Nord de l’Aisne et du Noyonnais !

En renforçant la desserte des villes de l’Oise et de la Somme, et en laissant complètement de côté le Nord de l’Aisne et le Noyonnais, ce barreau, dans son projet actuel, contribue à isoler encore davantage :
– le Noyonnais
– le Chaunois
– le Ternois
– le Saint-Quentinois.

Aucune de ces villes n’aura un accès sans correspondance à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, « important pôle économique et d’emplois » selon la région elle-même.

Que souhaite l’Autan ?

Nous souhaitons que, parmi les 17 allers retours Compiègne – Roissy, des TER soient mis en place en heures de pointe au départ et à l’arrivée de Saint-Quentin, en desservant les trois villes moyennes du parcours (Tergnier, Chauny, Noyon).

A défaut, les entreprises préfèreront s’installer dans les territoires mieux desservis (Oise, Somme) ; le prix des maisons baissera car le territoire ne sera pas attractif ; et le tourisme ne pourra pas se développer correctement.

Relier Roissy à Noyon et au Nord de l’Aisne, en prolongeant simplement jusque Saint-Quentin les TER envisagés au lieu de fixer leur terminus à Compiègne, permettrait aux usagers du Nord de l’Aisne et du Noyonnais qui travaillent sur site ou prennent l’avion de bénéficier également d’un accès direct à Roissy. Et cela favoriserait bien sûr le développement de ces territoires.

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